J'ai du attendre d'avoir "assez de plombs dans la tête" pour ramasser les crottes dans le jardin pour que mes parents acceptent un chien à la maison, ce fut Milou.
De race indéfinie, il était mon copain que j'entraînais à sauter des obstacles, à rechercher sa laisse que je cachais dans les bois!
Mes parents étaient non-chasseurs mais pas anti. A cette époque je montais à cheval et j'ai eu la chance de fréquenter des cavaliers professionnels qui m'ont inculqué les préceptes du dressage : échauffements, assouplissements, progressivité, observation...
Cette expérience me sert toujours.
Le hasard a fait que j'ai exécuté mon service militaire comme maître chien. Par la suite je me suis engagé dans la spécialité cynotechnique, je suis passé sous officier et ai participé activement à la gestion d'un chenil d'une trentaine de chiens. Bien évidemment, j'ai suivi les stages de formation cynotechnique : conducteur de chien puis moniteur et instructeur.
Du chien militaire au chien de défense en ring, il n'y avait qu'un pas que j'ai franchi allégrement.
Je dois dire que j'ai alors connu l'école cynotechnique le plus difficile. En effet dans cette discipline, même avec le meilleur des chiens, il faut une compétitivité d'entraînement réelle pour réussir, le niveau est trés élevé, la concurrence énorme : pensez donc, à mon époque 350 compétiteurs s'affrontaient aux sélectifs pour accéder au Championnat de France : 26 seulement étaient sélectionnés.
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J'ai réussi à rentrer dans le clan trés fermé des FINALISTES DU RING en participant aux Coupes de France de 1989/Paris avec Usty de la Noaillerie puis 1990/Lille et 1991/Lorient avec Avenir de Malassagne mes 2 Malinois.
Ces expériences dans les mondes de l'équitation, du chien d'utilité militaire et du chien de défense en Ring m'ont formé à l'analyse des techniques de dressage, à la rigueur et au respect de l'animal.
Puis le chien de chasse est passé par là, par hasard à nouveau, j'ai tout de suite été "emballé" car en plus du plaisir de dresser, la plaisir d'utiliser le dressage en grandeur nature existe. Le chien d'utilité rend les services aux quels on le prépare : "ça marche pour de bon" (si l'entraîneur a été efficace!).
D'autre part, amoureux de la nature, j'évolue sur des territoires de chasse magnifiques.
Je ne ferai pas un listing détaillé de tous mes résultats mais j' évoquerai uniquement ceux qui me laissent un souvenir impérissable.
Je n'ai pas de photos des chiens qui suivent :
Gitan du petit bois des Gatineaux, Epagneul Breton : 3CAC de Printemps.
Isa II du Val des Granges, Setter Anglaise, classée au TB en Grande Quête.
1997, Ibore Ebony, Vice Champion de Belgique de Field Trial
1998, Oney Bee des 2 Grandes Forêts, à 18 mois, gagne le CACIT des Rencontres Européennes du Retriever au Domaine de Voisin à Rambouillet en tenant la 1° place 3 jours à suivre. Le premier jour : levée d'étang, le deuxième : ligne marchante, le troisième : battue à poste fixe.
2004, Livermere-Norfolf, Saco des 2 Grandes Forêts (petit fils de Pride of the Hills) prend la troisième place du premier Field Trial International de Grande Bretagne. C'était sa première saison de Field et participaient à cette épreuve les 3 premiers du Championship 2004 qui venait juste d'avoir lieu.
Ma philosophie de vie c'est que cela ne m'intéresse pas si cela ne sert à rien et si je ne pratique pas.
Partant de là je dresse des Retrievers et je les utilise en grandeur réelle sur les plus prestigieuses chasses françaises, je dresse des Spaniels et je pratique de même. De plus je me déplace pour travailler sur bécassines, bécasses... Je dresse des chiens d'arrêt, je les utilise pour des comptages, pour chasser sur gibier naturel et sauvage. Je pratique dans les mêmes conditions que l'utilisateur final : le chasseur. Je connais ses besoins et ses problèmes. Mes techniques d'entraînement doivent être raisonnées, efficaces, faciles à reproduire. Mes moyens pour entraîner : valorisants et porteurs d'expérience de chasse réelle.
De plus ces chiens qui doivent être utiles, fiables et efficaces dans les mains du chasseur c'est à dire d'un propriétaire qui travaille tous les jours de la semaine et n'a de libre que le jour de la chasse, ces chiens, se doivent d'être nés avec les qualités naturelles intellectuelles et physiques adaptées à leur emploi.
C'est pourquoi, j'élève des Labradors et Spaniels de lignées de travail, des chiens issus de géniteurs ayant fait leur preuve sur le terrain.